Campagne de sensibilisation pour favoriser l’embauche de la clientèle judiciarisée

Dans le cadre de la Semaine de la réhabilitation sociale du Québec, le Comité consultatif pour la clientèle judiciarisée adulte (CCCJA) lance sa toute première campagne de sensibilisation auprès des employeurs et de la population pour encourager l’embauche des travailleurs ayant des antécédents judiciaires. Représentant environ 14 % de la population québécoise, soit environ 950 000 personnes, la clientèle judiciarisée adulte s’avère une solution pleine de bon sens pour combler les besoins d’effectifs dans un contexte de pénurie de main d’œuvre.

 

« Avec cette campagne de sensibilisation concentrée dans les réseaux sociaux, nous souhaitons rappeler aux employeurs de tous les secteurs qu’en embauchant les hommes et les femmes ayant un casier judiciaire, ils contribuent grandement au succès de leur réintégration sociale et à diminuer le taux de récidive », mentionne M. Yan Chantrel, coordonnateur du CCCJA. « Un individu avec un casier est tout aussi compétent qu’un individu sans casier. Le message de la campagne invite les employeurs à éliminer les barrières supplémentaires et participer à leur réintégration en société. »

 

L’intégration de la clientèle judiciarisée, des bénéfices pour la société

La clientèle judiciarisée adulte peut contribuer au succès des entreprises du Québec afin que tous – les gouvernements, les employeurs, la population en générale, ainsi que les contrevenants – puissent en bénéficier, de manière fiscale, mais surtout sociale. En brisant les préjugés sur cette clientèle majoritairement masculine (un Québécois sur cinq), nous arriverons par le fait même à diminuer le taux d’assistance sociale et d’itinérance.

Pour les personnes judiciarisées, parvenir à trouver un emploi de qualité pose un défi. Selon un sondage mené par le Centre de placement spécialisé du Portage, membre du CCCJA, auprès d’une centaine d’entreprises de l’Outaouais, seulement 40 d’entre elles étaient ouvertes à l’idée d’embaucher des personnes judiciarisées.

 

« En tant qu’entrepreneur, je mise sur les qualités profondes d’un candidat pour l’embaucher, sur ce qu’il peut apporter à mon entreprise, sa plus-value, plutôt que de juger sa vie privée », raconte M François Lambert, entrepreneur à succès, auteur, conférencier et ancien dragon. « Si les gens se tournaient vers l’avenir plutôt que le passé, la planète entière s’en porterait beaucoup mieux. »

 

Semaine de la réhabilitation sociale du Québec

Instaurée en 2017 par l’Association des services de réhabilitation sociale du Québec (ASRSQ), la Semaine de la réhabilitation sociale revient pour une troisième année consécutive. Le 8 octobre dernier, l’Assemblée nationale du Québec, par la voix de la ministre de la Sécurité publique, Mme Geneviève Guilbault, a déposé une motion pour instaurer de façon permanente la Semaine de la réhabilitation sociale du Québec. Dans le cadre de cette Semaine, de nombreuses activités auront lieu dans différentes régions du Québec pour se clôturer à Montréal avec le Cabaret de la Seconde Chance qui met en vedette des personnes judiciarisées et des artistes qui ont cette cause à cœur. C’est une semaine qui permet à la population de démystifier le parcours judiciaire des individus et être sensibilisée à la réintégration sociale et communautaire. Pour ne rien manquer de la Semaine de la réhabilitation sociale du Québec, nous invitons les gens à utiliser le mot-clic #Semaineréhab.